|
Les tests de produits cosmétiques, ça sert à quoi ? Comment les laboratoires doivent-ils tester leurs produits cosmétiques ?
Les tests de produits cosmétiques sont réglementés au niveau Européen par la Directive 76/768/CEE du 27 juillet 1976. Celle-ci définit les produits cosmétiques comme "toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain (épiderme, systèmes pileux et capillaire, ongles, lèvres et organes génitaux externes) ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue exclusivement ou principalement de les nettoyer, de les parfumer et de les protéger afin de les maintenir en bon état, d'en modifier l'aspect ou de corriger les odeurs corporelles".
Bien que les produits cosmétiques, contrairement aux médicaments, n'aient pas à prouver leur efficacité avant d'être mis sur le marché, ils doivent être testés afin de prouver leur innocuité dans des conditions normales d'utilisation. A celles-ci s'ajoutent les conditions anormales mais prévisibles d'utilisation (par exemple lorsque manipulé par un enfant en bas âge), dans lesquelles le produit doit garder son innocuité. Le conditionnement et l'étiquetage jouent un rôle important dans la définition des conditions normales d'utilisation.
Afin de limiter les tests de produits cosmétiques, il existe des listes d'ingrédients interdits, autorisés, ou soumis à des limitations. L'application d'un produit cosmétique peut générer 3 types d'effets:
- un effet local, irritant (qui peut provoquer une réaction inflammatoire) ou corrosif (qui peut exercer une action destructive), par contact immédiat, prolongé ou répété avec la peau ou les muqueuses
- un effet sensibilisant, qui va par exemple engendrer une réaction allergique ou rendre la peau plus sensible au soleil
- un effet systémique, dû au passage du produit ou de l'un de ses constituants dans l'ensemble de l'organisme
Les tests de produits cosmétiques sur volontaires humains comprennent donc principalement des examens dermatologiques mais peuvent comprendre des examens plus globaux afin d'évaluer un éventuel effet systémique.
Références:
|