Communiqué de presse
VOLTERYS.org le premier site qui permet à tous d’aider la recherche en médecine en devenant volontaire et « testeur » de traitements. Véritable lien entre chercheurs et volontaires : le principe d’un site de rencontre appliqué à une cause moins romantique…mais vitale !
En mai 2006, une équipe de scientifiques belges a lancé le site Volterys.org ayant pour vocation de mettre en contact d’une part les chercheurs en médecine souvent préoccupés par l’avancée de leur recherche et d’autre part, le public qui souhaite participer à cette évolution mais ne connaît guère les démarches, les implications et les risques.
Un besoin identifié par la médecine
Une meilleure compréhension du corps humain, le développement de nouveaux médicaments ou produits cosmétiques, la création de nouvelles techniques préventives, diagnostiques ou thérapeutiques nécessitent des études et des essais sur des personnes qui, en bonne santé ou malades, acceptent de se porter volontaires. Un des problèmes auxquels les chercheurs sont confrontés est la difficulté de trouver des personnes qui acceptent de se prêter à leurs recherches. Autant certaines causes sont médiatisées (don de sang, d'organes), autant jouer le « cobaye » reste tabou et mal vu par l’opinion publique. Cette situation entraîne une perte de temps considérable pour les chercheurs, qui se répercute nécessairement sur les avancées de la médecine.
8000 volontaires se sont déjà inscrit
La médecine a besoin de cobayes: 100% des techniques, des connaissances et des médicaments dont on bénéficie lorsque nous sommes malades, ont été testés sur des milliers de volontaires. Depuis la création du site Volterys il y a 8 mois près de 8.000 personnes se sont inscrites en tant que volontaires pour la recherche en médecine. De tout âge et de tout horizon, sains ou malades, ils ont connu l’initiative via les moteurs de recherche et les médias. Leurs motivations sont diverses: pour tous, la participation aux progrès de la médecine; pour les volontaires malades, l’espoir de bénéficier d’un traitement avant sa mise sur le marché; pour certains, l’attrait de la compensation financière accordée dans certaines études.
Pas plus dangereux que de traverser la rue !
Les volontaires ont remplit un formulaire à caractère général et médical, qui permet aux chercheurs de faire une première sélection avant la séance de recrutement plus approfondie. Chacun d’eux a également marqué ses préférences pour un type ou l’autre d’expériences, par exemple les tests de médecine Hi-Tech (imagerie par résonance magnétique, électroencéphalogramme, …) et les tests de médicaments de phase 1. Le système de filtrage des contacts avec les chercheurs permet aux volontaires de ne lever l’anonymat que lorsqu’ils acceptent librement de participer à une expérience.
Une opportunité pour les chercheurs !
Fort du succès des inscriptions, Volterys est aujourd’hui ouvert aux chercheurs des laboratoires universitaires, des centres de recherche, de l’industrie pharmaceutique, cosmétique et médicale. Ils peuvent y poster des offres d’études ou interroger la base de données des volontaires. Grâce à Volterys, les chercheurs peuvent se décharger des lourds processus administratifs de recherche de volontaires, faciliter leur sélection grâce aux informations fournies par la base de données, augmenter la taille des groupes, et donc finalement augmenter la qualité et la rapidité de leurs études cliniques. Tout ça à un prix minime: nul pour les chercheurs qui combattent les maladies rares, quelques euros par volontaire recruté pour les autres, en fonction du budget de leurs recherches.
Volterys représente un véritable lien qui favorise l’avancée de la recherche.
A propos de Volterys :
Volterys (www.volterys.fr) a été imaginé et réalisé par le Docteur Laurent Hermoye, un chercheur belge spécialisé en IRM cérébrale, pour sensibiliser le public à l’importance de la recherche sur volontaires, et pour faciliter le contact entre 2 groupes, volontaires et chercheurs, trop souvent éloignés.
Le concept de Volterys est unique: les volontaires s’inscrivent gratuitement et remplissent un profil général et médical, semi-anonyme. Les chercheurs postent des offres ou interrogent la base de données des volontaires suivant des critères propres à leurs études.
Les coordonnées chercheur-volontaire ne sont échangées que lorsque tous deux ont marqué leur accord dans le cadre d’une étude donnée. La suite de l’expérience est gérée par le laboratoire du chercheur, et réglementée principalement par la Déclaration d’Helsinki et la directive européenne du 4 avril 2001. |