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En mars 2006, la presse mondiale relatait le sort des 6 volontaires britanniques qui après une injection d’un anticorps monoclonal se sont retrouvés aux soins intensifs dans un état grave (Wadman. Nature 2006). Les conséquences tragiques de cet accident ont ravivé un vent de panique dans la population. Un an après, quelles leçons en ont été tirées ? Les volontaires pour la recherche médicale courent-ils un réel risque ?
Un essai conduit par une société réputée, dans le respect des règles éthiques en vigueur (Emanuel et al. Am.J.Bioeth. 2007). Un accident tant rarissime qu’inacceptable. La communauté scientifique se devait d’en tirer des leçons. De nouvelles recommandations renforcent l’analyse de risques et la planification des dosages (Kenter et al. Lancet 2006). Un intervalle minimum entre l’administration de la nouvelle molécule aux différents volontaires permettrait d’éviter qu’un même effet secondaire se répète chez 6 personnes à la fois (Hemelaar. Lancet 2007). Ces précautions sont d’autant plus indispensables qu’il s’agit de nouvelles approches thérapeutiques issues de la recherche récente en biotechnologies.
Mais d’autre part, il ne faut pas que cet accident occulte les bienfaits considérables de la recherche médicale sur volontaires humains. Sans celle-ci aucune avancée thérapeutique, diagnostique ou préventive ne serait possible. Des milliers d’essais sur volontaires ont lieu tous les jours dans le monde, dans de très bonnes conditions de sécurité. Vivement le jour où des modèles informatiques permettront de simuler le corps humain. Mais il est encore très loin !
D’autre part, il n’y a pas que les tests de médicaments qui recrutent des volontaires. Le spectre d’expériences est très large et compte également les tests psychologiques, génétiques, les études d’imagerie médicale, les tests de produits cosmétiques, de produits nutritionnels ou d’équipements médicaux.
La recherche médicale sur volontaires est source de rares accidents, c’est vrai… Les accidents domestiques causent 20.000 morts en France chaque année… A méditer…
A propos de Volterys :
Volterys (www.volterys.fr) a été imaginé et réalisé par le Docteur Laurent Hermoye, un chercheur belge spécialisé en IRM cérébrale, pour sensibiliser le public à l’importance de la recherche sur volontaires, et pour faciliter le contact entre 2 groupes, volontaires et chercheurs, trop souvent éloignés.
Le concept de Volterys est unique: les volontaires s’inscrivent gratuitement et remplissent un profil général et médical, semi-anonyme. Les chercheurs postent des offres ou interrogent la base de données des volontaires suivant des critères propres à leurs études.
Les coordonnées chercheur-volontaire ne sont échangées que lorsque tous deux ont marqué leur accord dans le cadre d’une étude donnée. La suite de l’expérience est gérée par le laboratoire du chercheur, et réglementée principalement par la Déclaration d’Helsinki et la directive européenne du 4 avril 2001.
Références
- Emanuel and Miller. Money and distorted ethical judgments about research: ethical assessment of the TeGenero TGN1412 trial. Am.J.Bioeth. 2007, 7:76-81.
- Hemelaar. Minimising risk in first-in-man trials. Lancet 2007, 369:1496-1497.
- Kenter and Cohen. Establishing risk of human experimentation with drugs: lessons from TGN1412. Lancet 2006, 368:1387-1391.
- Wadman. London's disastrous drug trial has serious side effects for research. Nature 2006, 440:388-389.
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